Carnet de route

Autour du refuge de Larche : quid de la météo, ski de rando, + 4 kilos

Le 14/02/2026 par Fanny ANDRE

1er jour : “Mise en bouche” (et c’est rien de le dire…)

C’est sous une pluie diluvienne que nous sommes partis à 8 en direction de Larche pour 4 jours de ski de rando, motivés mais limités par un risque d’avalanche élevé. Une pause petit-déjeuner en cours de route permettra de dire que Cyril, ce jour-là, aura fait une journée à 2000 (calories, pas D+) dès 10h du matin. Arrivés au refuge de Larche, Bruno nous oriente vers un itinéraire safe près du col de Larche, menant sur la crête de l’Alpette. C’est le moment de reprendre mes marques et c’est sous les encouragements dynamiques de Fabrice que je me remet aux conversions. Grands espaces, lumière de fin de journée et ciel clair : le week-end ne commence pas si mal ! 

Après cet après-midi de mise en jambe, nous passons à la stratégie de réhydratation (théorie médicalement non validée, mais bon) : la bière de fin de journée ! Et c’est l’ensemble du groupe qui tombe dans la tentation de la cacahuète apéritive que nous offre Florence. C’est sans savoir que la suite du repas nous achèvera tous : de la soupe (au cumin) au gâteau, les gardiens se révèlent être d’excellents cuisiniers, les gourmand-e-s se resservent tant et plus. Cette journée sera finalement à 4000 !?! Encore motivé, Philippe propose courageusement au groupe de cafistes en digestion une partie de Rami Shanghai. Emmêlés entre triples et suites, atouts et habillés, les habitués du UNO aux règles de Lézigneux doivent forcer leur cerveau embrumé à retenir tout ça pour le lendemain : ski ou jeu de carte, ce n’était que l’échauffement aujourd’hui ! Siguret bonsoir ! #Fabrice

 

2ème jour : “Sous le soleil de l’Ubaye” ????

Après une nuit de Saint-Valentin non pas au clair de lune mais sous la lumière de sortie de secours (malgré le caleçon/abat-jour de fortune, ça c’est le romantisme du CAF! ), puis un petit-déjeuner non moins gargantuesque que le dîner de la veille, c’est parti. Nous nous dirigeons dans un vallon nous permettant de monter doucement au col de la Gipière côté français, puis au Colle di Roburent sur la frontière franco-italienne. La neige est bonne, le ciel grand bleu, le soleil brille : on est bien! C’est l’occasion de refaire le plein de photos de frigo, et Florence la photographe nous met en scène, quitte à nous faire remonter un peu (ce n’est pas pour nous déplaire!). Je profite de la journée pour apprendre quelques notions de sécurité et d'observation lors de notre progression.

Une fois le vallon bien exploré, le ciel se voile. Le vent accompagne notre pause déjeuner [et les exploits artistiques de Fabrice, on en dira pas plus ... ]. Nous rentrons, enfin, nous nous rapprochons du refuge, et certains d’entre nous jouent les prolongations dans l’ancienne station de Larche qui n’est plus en activité. Après l’initiation en nivologie, c’est l’initiation à la pente raide!  Il est temps de rentrer, ça serait dommage de rater l’heure de la bière réhydratante! Ce soir-là, pas de traquenard, les cacahuètes restent dans leur paquet et nous gardons de la place pour le festin qui arrive, encore une fois nous ne sommes pas déçus (il y a du cumin). Rami Shanghaï, 2ème round : on compte les points mais on est pas mieux vaillants que la veille, on s’arrête en cours de partie, la suite au prochain épisode.
 

3ème jour : “Slalom entre les mélèzes”

J1 = pluie, J2 = soleil, J3 = neige et vent ! A chaque jour sa météo ! Nous démotiverait-elle? Que nenni! Il en faudrait plus! Aujourd’hui, nous nous réfugions sous les arbres en face du refuge et c’est parti pour une petite ascension jusqu’à la crête. Ah là, le vent s’accentue et nous décidons de dépeauter un peu en dessous afin de profiter de la neige toute fraîchement posée plutôt que du vent glacial. Elle est géniale cette neige! L'exercice du jour : quand tu décides de faire ton virage, C’EST MAINTENANT ! (en même temps la pression du mélèze dans le pif ça aide à déclencher le mouvement…). Allez, on remonte, c’était trop bien. 1 fois, 2 fois, 3, 4, … On suit une “dernière” fois un Fabrice soit disant épuisé qui finalement sème tout le monde en 3 secondes, bon on est pas tous épuisés pareil. Quoique, quand on est sur le point de redescendre avec encore une peau au ski, peut-on parler de fatigue? On finit par “perdre” une partie du groupe (peut-être partie en “réhydratation”…) et nous décidons avec Manon, Rémy et Cyril, d’aller tester la trace d’un groupe de savoyards croisés le matin : serait-elle encore mieux que la nôtre? Hum, pas tant que ça, la neige était moins bien, les mélèzes plus serrés… Bref, autant finir sur une belle touche et c’est re-re-re-re-reparti pour une dernière remontée dans notre trace. Et ça kick (enfin eux! Pas moi!) ! Nous rentrons repus (de ski cette fois), contents d’avoir labourer le coin dans tous les sens. Ceux qui passeront demain risquent d’être déçus d'arriver dans ces tranchées!

Ce soir-là, les lasagnes (sans cumin!) ont raison de nous, et les jeunes initiés du Rami Shanghaï passent du repas au lit, nous sommes “plein comme des outres”. Avant de quitter la table, Philippe fait au choix, soit une démonstration de force, soit un contrôle qualité officieux de l’étanchéité de nos vêtements (enfin du pantalon de Bruno), sa poigne brisant le pot-à-eau et inondant notre tablée. Ou alors, le repas était trop calme, on rappelle que Fabrice était dans une petite forme ce jour (hum, hum).

 

4ème jour : “Suis le balisage!”

Pas de changement de météo pour notre dernier jour … Nous prenons la route du retour et nous nous arrêtons sagement à Sauze pour suivre un itinéraire sympathique à proximité des pistes, à nouveau entre les mélèzes, nous laissant loin de la foule pour l’instant. Grâce au balisage d’une grande (trop grande?) qualité, nous n’avons pas réussi à nous perdre, oh dommage on en a pas fait plus … Le retour par les pistes nous permet d’avoir un cours presque particulier : buste face à la piste, garde un ski levé, tourne autour du bâton! On s’applique : on a entendu parler de skieurs à qui on coupait l’arrière de la chaussure pour progresser skier à l’avant… A bon entendeur!  

La foule du bas des pistes nous fait vite quitter les skis alors que, dommage, le soleil brille maintenant. Après un dernier tour dans Barcelonnette pour faire le plein de fromages typiques du coin mais qui ressemblent quand même à la tome le St Marcellin le fromage à raclette etc, de pain de quiches et divers gâteaux (faudrait quand même pas finir le week-end en hypoglycémie!) et c’est parti pour le retour, pluvieux mais heureux. 

 

Merci à Bruno pour l’organisation de la sortie et à tous pour ces beaux moments partagés de skis, d’expériences, de rires et de douces poésies (ou presque). 

 

Fanny







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