Carnet de route
La Grande Ruine ça se mérite !
Le 01/07/2026 par Amandine
Rdv 7h pour prendre la route direction les Écrins. Rémi, Manon, Philippe, Jean-Christophe, Sylvain, Maxime et moi sommes motivés malgré une petite nuit caniculaire.
Arrivée à Villars d'Arène à 11h sous 28°, pique-nique au bord de la rivière, puis départ sous le soleil et la chaleur pour une loooongue montée jusqu'au refuge Adèle Planchard de 1600m de D+ dans des décors magnifiques. Un plat, un raidillon, puis un faux plat de plusieurs kilomètres avant d'arriver à la grande ascension technique avec des lignes de vie, des pierriers et névés qui me donneront le souffle court !
On passe la barre des 3000m d'altitude et je comprends enfin ce que veut dire la zone de la mort, nausée, vertiges et maux de tête... sans le soutien de mes coéquipiers sherpas jamais je ne serai arrivée au refuge ! Enfin, après 6h d'ascension (contre 5h30 initialement prévue), les sourires sont là et les limonades rafraîchissantes nous ravigottent ! Soirée au refuge dont je ne peux dire que quelques mots (pas de repas pour moi et dodo à 19h30) mais apparemment le couscous était excellent et les gardiens fort sympathiques !!
Debout 3h30 après une nuit mitigée, et oui malheureusement même à 3100m d'altitude on a chaud ! Mais c'est bien à 7 que nous partons pour le sommet de la Grande Ruine sur 3 cordées. Le rythme est doux sur le glacier pour que je puisse suivre, mais une fois au pied des rochers, on ne m'arrête plus pour grimper ! Quelques hésitations parfois, pas évident, ça parpine beaucoup avec les cordées du dessus, mais nous sommes prudents !!
Nous nous retrouvons seuls au monde à 3765m d'altitude avec un panorama grandiose à 360° sur l'ensemble des Écrins. Remy nous donne le nom de tous les sommets, mais comment fait-il pour tous les connaître ???!! Allez maintenant il faut rentrer !
La descente au refuge se fait tranquillement pour chaque cordée. Une petite halte limonades (vraiment trop bonnes) puis descente de l'enfer jusqu'au camion ! Le mental doit être solide car c'est toujours aussi long ! C'est finalement les pieds chauds et les jambes lourdes (enfin surtout pour moi) que nous arrivons au camion où notre pique-nique retour nous attend ainsi que l'eau fraîche de la rivière.
Mais c'est surtout avec de magnifiques images dans la tête et bien sages que nous reprenons le chemin de la maison. Pour conclure, je tiens à remercier tous mes compères pour leur soutien tout au long de cette magnifique sortie, et grand MERCI Remy, tu nous as permi de vivre des moments uniques.





